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La Musique classique algérienne dite andalouse est l’héritière de la Musique arabe, elle-même synthèse des vieilles civilisations orientales. S’il est admis en effet, que l’échelle musicale fut empruntée aux Grecs essentiellement, les modes conservent encore leur appellation persane : Seh-gah (Sika), Tchahar-Gah (Djarka)... les rythmes quant à eux ont gardé leur origine arabe : Ramal, darj...

La musique Andalouse est présente en Algérie, à travers trois importantes écoles : le "Ghernati" de Tlemcen qui se revendique de "Grenade", le ça'naa" d'Alger qui se revendique de "Cordone" et le "Malouf" de Constantine qui se revendique de "Séville".

La musique classique arabo-andalouse, d'expression arabe (classique), est présente en Algérie, à travers trois importantes écoles : le Ghernati de Tlemcen qui se revendique de Grenade, le Ça'naa d'Alger qui se revendique de Cordoue et le Malouf de Constantine qui se revendique de Séville. Chacune de ces écoles pratiquent cette musique avec certaines nuances. Dans les trois écoles cette pratique est représentée par "la nouba", qui correspond à une composition instrumentale et vocale qui se déroule selon un ordre établi et des règles rythmiques et modales bien déterminées. Chaque nouba est construite sur un mode (Tab) précis duquel elle tire son nom.

Les différents mouvements qui la composent sont les suivants :

  1. Daira : Pièce vocale de rythme libre exécutée à l’unisson strict.

  2. Mestekhber : Prélude instrumental de rythme libre, exécuté à l’unisson.

  3. Touchia : Pièce instrumentale servant d’ouverture, composée sur un rythme binaire ou quaternaire (2/4; 4/4).

  4. Mçedder : Pièce vocale et instrumentale la plus importante de la Nouba, jouée sur un rythme 4/4.

  5. Btayhi : Deuxième pièce vocale et instrumentale, construite sur le même rythme que le Mçedder (4/4 moins lent).

  6. Derdj : Mouvement vocal et instrumental construit sur un rythme binaire, plus accéléré que les deux précédentes pièces.

  7. Touchiat el inçirafate : Pièce instrumentale annonçant une partie accélérée et vive, construite sur un rythme ternaire.

  8. Inçiraf : Mouvement vocal et instrumental à rythme ternaire (5/8).

  9. Khlass : Ultime pièce chantée de la Nouba, il est exécuté sur un rythme alerte et dansant (6/8).

  10. Touchiat el Kamal : c’est une pièce instrumentale construite sur un rythme binaire ou quaternaire.

Sur les 24 noubas qui existent, on n'en connaît que 12 complètes. Il s'agit : Nouba Dhil, Nouba Ghrib, Nouba Hsine, Nouba Maya, Nouba Mezmoum, Nouba Mdjenba, Nouba Rasd, Nouba Rasd Eddil, Nouba Reml, Nouba Reml Maya, Nouba Sika, Nouba Zidane.

Le Hawzi : Il s'agit du pendant tlemcenien du chaâbi. Exprimée en arabe classique, il dérive également de la musique arabo-andalouse, et plus particulièrement de l'école de Tlemcen : le Ghernati.

Instruments :

Les instruments traditionnels de cette musique sont : Derbouka , Oud (luth arabe), Rabāb (rebec), Flûte ney, Tar et Qanoun.  

 

 
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Les grands maitres de cette musique se nomment :

Sfindja Mohamed (Alger) :

1844/1908, maître et pionnier de la musique andalouse, doué d’une voix exceptionnelle et d’une prodigieuse mémoire. Les grands maîtres de l’école d’Alger, se revendiquent tous de Sfindja dont le mérite aura été aussi, d’avoir permis la parution du recueil des noubate de E.N.Yafil.

 

 
 

 
 
 

Serri Ahmed (Alger) :

Né à Alger en 1926. Chanteur, professeur et chef d'orchestre, il est actuellement le dépositaire de la tradition andalouse authentique.

 

 
 

Maalma Yamna (Alger) :

1859/1933. Par son talent et sa personnalité Yamna Bent El Hadj El Mahdi su s’imposer dans un milieu réservé exclusivement aux hommes, repris tout le patrimoine-domaine masculin- et imprima au genre msamaî (féminin) la forme que nous lui connaissons aujourd’hui .

 

 

 
 

Benachour Dahmane (Blida) :  

1912/1976, un des interprète les plus doués de sa génération, tant dans le style des noubates que dans celui des aroubi et haouzi.

 
 
       
     
    Source Principale music.art.dz  
     
     
     

 

 

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